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SEXE 2.0 - UNE SOIRÉE CHEZ LES ÉCHANGISTES

 Les magazines et la télévision nous disent que les clubs libertins sont redevenus à la mode. Ah bon! On est allé voir par nous-même.

Les clubs ne sont plus sordides comme autrefois. Plus jeunes, plus élégants, ils sont "the place to be".

Les magazines en parlent beaucoup, mais on ne sait que penser de ceux qu'on appelle les libertins: les échangistes, mélangistes (pas de pénétration hors couple) ou les côte-à-côtistes, qui font l'amour entre conjoints mais à côté d'autres couples. Une part de nous les méprise: un peu pervers, un peu malsains. On les imagine aussi dans la cinquantaine, en mal d'adrénaline, un peu moches et peu soignés tant qu'on y est. De quoi manquent-ils véritablement pour aller s'empiler à ce point tous les week-ends?

Sexe 2.0
(photo: robe de soirée fushia)

Mais une autre part de nous les envie aussi, ces gens qui s'autorisent à prendre le plaisir (fût-il sexuel) là où il est. De plus, la presse people et les magazines branchés les célèbrent désormais. Ils s'écoutent là où nous ne ferions qu'accumuler les frustrations. On est curieux. On fantasme gentiment. Surtout que les clubs ne seraient plus les boîtes sordides que l'on nous dépeignait naguère. Désormais, la plupart de ces endroits seraient redevenus fréquentables et peuplés d'une clientèle nettement rajeunie, belle, élégante et bien élevée. Les clubs libertins seraient les nouvelles "places to be" et l'échangisme, la nouvelle mode en matière de développement personnel. Nous avons donc poussé la porte d'un club parisien. Par conscience professionnelle. Et avouons-le, par curiosité personnelle également. Sans peur, sans reproche. Et surtout, sans la moindre envie de juger.

C'EST VOTRE PREMIÈRE FOIS?

Notre choix s'est assez vite porté sur un endroit relativement haut de gamme qui proposait ce soir-là une soirée Eyes Wide Shut (en référence au film culte de Stanley Kubrick) avec masques et tout le toutim. Un joli costard pour Monsieur, des hauts talons et une jolie robe de circonstance pour Madame. Samedi soir, 23 heures 30. Nous voilà donc sur le trottoir d'une sombre ruelle parisienne, devant un immeuble qui ne laisse rien transparaître de ses sulfureuses activités. Un jeune homme élégant nous ouvre la porte, tout sourire. "Bienvenue", lâche-t-il en nous invitant à pénétrer dans un bar étonnamment bien éclairé. "C'est votre première fois?" Sans aucune honte, on lui avoue qu'il s'agit effectivement d'un baptême du feu. "Dans ce cas, je vous fais visiter. Permettez-moi de vous débarrasser." Madame donne son sac, monsieur enlève sa veste de costume. Et le jeune homme toujours aussi bien élevé de nous faire le tour du propriétaire: "Ici, vous avez donc le bar." Poussant ensuite une épaisse tenture, il nous fait découvrir un salon plongé dans la pénombre. Quelques couples sont installés deux par deux en train de siroter un verre et discuter de leur journée (ou de leur soirée à venir...). Derrière, un autre petit salon. Un peu plus obscur encore. Une piste de danse, une grande pièce, une chambre, un boudoir. Le tout est joliment décoré. La musique est agréable. Les gens souriants. Les odeurs fleuries. Et les préservatifs soigneusement planqués dans les plis des canapés.

Une vodka tonic plus tard, nous sommes donc installés dans l'un des petits salons à nous demander quand cette soirée va "réellement" commencer. Et surtout, comment elle va commencer. En effet, les couples sont toujours installés deux par deux. Des regards s'échangent, quelques sourires aussi. Mais pas encore de quoi avoir envie d'appeler tous les copains pour leur dire de rappliquer. La première grande surprise est le public en présence. Quatre-vingts personnes. Elégantes. De tous âges. Qui se sont faites belles pour la soirée. Il y a quelques couples de cinquantenaires (qui trouveront très vite, vous le verrez, comment occuper la soirée), mais plus surprenant encore, la moitié des clients ont aux alentours ou moins de quarante ans. A côté de moi, un couple d'Anglais discute. Ils ne bougeront pas de toute la nuit. En face, une immense métisse a des envies de danser. A droite, quelques couples se sont rassemblés autour d'une table basse et parlent de tout et de rien. D'autres se promènent de salle en salle. Rien de terriblement anormal jusqu'ici...

UNE BÊTE À 20 JAMBES…

Nous décidons de visiter les lieux. Direction la piste de danse à l'étage inférieur. Et là, surprise, il n'est pas minuit et demi quand nous découvrons dans la grande pièce une vingtaine de personnes occupées à joyeusement se mélanger. La bête possède une bonne vingtaine de jambes et autant de bras. Impossible par ailleurs de deviner ce qui appartient à qui. Fellations, cunnilingus, pénétrations, légers cris étouffés. On s'en donne à cœur joie. Principalement des cinquantenaires habitués qui savaient exactement ce qu'ils étaient venus chercher ici.

Quelques minutes plus tard, nous remontons à l'étage. Et réalisons que très naturellement, deux clans se sont formés. En bas, les habitués déjà occupés. En haut, les couples en dessous de quarante ans, novices ou "extras" qui viennent ici pour d'autres raisons que la baise et l'échangisme purs et durs. Pour s'encanailler, jouer à se faire un peu peur, se découvrir, s'exhiber, aller vers le risque. Mais sûrement pas s'échanger. Et qui ont profité de notre courte absence pour entamer leurs jeux érotiques. Car ici, à l'étage, tout est plus doux. Nettement moins sexuel. Bien sûr, une jeune femme suce son mari. Qui le lui rendra d'ailleurs bien. Ça se regarde, ça se lèche, ça se caresse. Ça se mélange très gentiment (surtout les femmes entre elles, pas l'ombre d'une homosexualité masculine). Ça joue. La tension sexuelle (plutôt érotique d'ailleurs) est palpable. Mais le tout reste bon enfant. Et surtout étonnamment élégant. Bien loin de l'exposition d'organes en décomposition à laquelle on s'attendait quelques minutes avant d'entrer.

Le petit jeu continuera encore quelques heures. La jeune Anglaise tirée à quatre épingles à côté de nous restera assise dans son canapé en sirotant du champagne et balayant la pièce des yeux. La délicieuse métisse lui déposera un baiser sur la joue en passant. Elles se souriront. Juliette, habituée des clubs: "Si les gens veulent croire que nous sommes malades, tant mieux pour eux. Il faut juste qu'ils comprennent qu'on n'est pas tous les mêmes. Et que l'on n'apprécie pas tous les mêmes choses. Je n'ai pas de frustration que je chercherais à tout prix à combler. On peut aussi combler des envies".

Il est deux heures et demie du matin lorsque nous nous dirigeons vers le bar. Nous sommes les premiers à quitter les lieux. Le jeune homme qui nous a accueillis nous rend nos affaires et clôture notre compte (90 euros). "A bientôt j'espère", nous glisse-t-il en nous raccompagnant à la porte. Qui sait...

voir aussi: robe de soirée chic
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