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Soins: le boom des cosméceutiques

 Avant même d’analyser sa formule, vous le reconnaîtrez à son style spartiate. Point d’égéries à la chevelure de star ni d’emballages scintillants comme des décorations de Noël, le cosméceutique va à l’essentiel: l’efficacité. Comme un antibiotique en gros. Car on est bien ici dans un registre quasi médical, cosméceutique étant la contraction de cosmétique et pharmaceutique, on pourrait dire que ces produits de beauté sont des médicaments pour la peau. L’équivalent des alicaments dans l’alimentation.

Une tradition suisse

Nescens Avec sa tradition pharmaceutique, la Suisse est grande pourvoyeuse de marques à l’image biotechnologique. La Prairie ou Cellcosmet, par exemple, ont bâti leur réputation sur des découvertes majeures dans le domaine de la cosmétique cellulaire dès les années 80. Aujourd’hui, leur nombre est impressionnant, beaucoup trop important pour les seuls consommateurs suisses, mais heureusement les nouveaux marchés comme la Chine sont extrêmement friands de produits portant la croix suisse. Hormeta, Valmont, Louis Widmer ou Juvena existent depuis des années. Citons également Skincode et Swiss Line, nées dans les années 90, ou plus récemment Swissclinical, basée à La Tour-de-Peilz, et Nescens, la marque créée par les laboratoires de la Clinique de Genolier, spécialisée notamment dans l’anti-aging.

Passionné depuis le début de sa carrière par l’étude des mécanismes biologiques à l’origine du vieillissement, le Pr. Jacques Proust a créé il y a plus de quinze ans le Centre de prévention du vieillissement de la Clinique de Genolier. La gamme Nescens a été formulée sous sa direction et lancée en 2012. Elle compte 11 produits spécifiques: préparateur, soins jour et nuit, antitache, exfoliant ou encore compensateur des états cutanés délipidés. Pour lui, la différence entre cosméceutiques et cos métique traditionnelle se situe dans l’action profonde que les premiers exercent sur la peau: «Les cosméceutiques contiennent des ingrédients aux propriétés biologiques scientifiquement démontrées et dont l’effet se poursuit bien au-delà de leur période d’application. Ces actifs sont sélectionnés sur la base de données scientifiques issues de la recherche biomédicale, pour leur efficacité prouvée et non en fonction d’une mode!»


photo: robe de cérémonie

La peau subit un double processus de détérioration, le vieillissement intrinsèque, lié au temps, et extrinsèque, lié aux agressions de l’environnement, soleil, pollution, tabagisme, stress, mauvaise alimentation. L’approche thérapeutique doit donc être multiple. «Les substances actives sont incorporées à des concentrations optimales et choisies en fonction de leurs propriétés synergiques, explique encore le Pr. Proust. A cette synergie d’actifs s’ajoute la logique dite fonctionnelle, c’est-à-dire l’application successive des soins qui, en respectant les étapes, a pour effet d’activer les cellules, stimuler la synthèse moléculaire et inhiber la dégradation des molécules.»

Cette haute exigence a son prix, certes, de 124 fr. le gel nettoyant préparateur à 356 fr. le Soin fondamental de nuit, formule d’activation et de régénération cellulaires. Les emballages sont sobres, les textures agréables, légèrement parfumées, d’une blancheur virginale. On ne les trouve pas dans les circuits commerciaux habituels mais dans des cabinets de dermatologues, cliniques, spas médicalisés ou dans les pharmacies aptes à conseiller ce type de produits (liste à consulter sur www.nescens.com).

Dans une serre islandaise

Bioeffect A 3700 kilomètres de la Côte vaudoise, des chercheurs islandais ont créé un actif tout à fait étonnant. Spécialisée dans la production de molécules de synthèse destinées au monde médical, la société ORF Genetics a découvert comment modifier génétiquement des plants d’orge pour en extraire un facteur de croissance d’origine végétale mais très proche de celui présent chez l’homme. C’est l’EGF, Epidermal Growth Factor. Le potentiel de ce facteur de croissance épidermique est tel qu’une division spéciale a été créée en 2009 dans l’entreprise, Sif Cosmetics, pour développer une gamme de cosmétiques baptisée Bioeffect. Le sérum a été le premier produit formulé, avec sept ingrédients seulement car l’EGF est très fragile et cohabite mal avec d’autres substances. Selon le Dr Ronald Moy, expert international et professeur de dermatologie à l’Université de Californie, les études cliniques menées en aveugle ont révélé une efficacité sur la peau jamais mesurée en trente ans de recherche.

De son côté, le Dr Björn Örvar, CEO de Sif Cosmetics, n’est pas peu fier de son produit dont le succès a été presque une surprise. «Les résultats ont impressionné les plus grands chercheurs du monde dans ledomaine de la dermatologie. Mais la réponse des consommateurs a été encore plus parlante: dès son lancement en mai 2010 en Islande, nous avons vendu 33 000 unités simplement par le bouche à oreille. Aujourd’hui, une femme sur trois l’utilise chez nous et nous sommes distribués dans 27 pays.»

La start-up emploie aujourd’hui une quarantaine de personnes et continue à maîtriser toute la chaîne de production, de l’immense serre chauffée par géothermie où pousse l’orge (une plante inexistante en Islande) jusqu’à l’emballage effectué à la main. Après le sérum, un contour des yeux a été lancé, puis une cure de trente jours trois fois plus concentrée que le sérum, une crème de jour à utiliser en complément, un exfoliant à la cendre volcanique et une huile ultranourrissante pour le corps.

Les «doctor brands» américaines

SkinCeuticals De l’autre côté de l’Atlantique, c’est le Dr Sheldon Pinnell qui fonde en 1997 SkinCeuticals, inaugurant la vague des «doctor brands», les marques portant la caution d’un dermatologue. La pionnière fut sans doute Clinique, née en 1968 de la rencontre du Dr Norman Orentreich et de la compagnie Estée Lauder.

«Le marché mondial des cosméceutiques représente 1,7 milliard de dollars, dont 44% uniquement pour les Etats-Unis, et il continue d’augmenter chaque année. Ce n’est pas seulement un effet de mode, détaille Nicole Simpson, de la direction générale SkinCeuticals à New York. Il y a de nombreuses marques sur ce marché, mais elles ne sont pas toutes égales. Ce qui fait la différence: les recherches en amont de tout lancement et les études cliniques pour prouver l’efficacité. Ce sont les résultats que nous voulons obtenir qui dirigent la réalisation de nos formules. Nous innovons sans cesse en créant de nouveaux produits et catégories de produits, de nouveaux usages et de nouvelles connaissances.»

Les travaux du Dr Pinnell portent sur l’utilisation de la vitamine C pure directement sur la peau et le pouvoir des antioxydants dans la lutte contre le vieillissement. Conçus pour aider l’épiderme à se défendre contre les agressions de l’environnement, les produits SkinCeuticals sont également utilisés en complément de traitements médicaux, laser, peeling, etc. Disponible en Suisse depuis peu, le système comprend une vingtaine de soins, dont un trio de sérums qui combine plusieurs antioxydants, des crèmes de jour, de nuit, contour des yeux, ainsi que des nettoyants et un tonique.

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