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Les dessous du Festi­val « In French with English Subtitles » avec Marc Lavoine et Aure Atika

 A New York, une bande de ciné­philes orga­nise un petit festi­val du cinéma français, In French with English Subtitles en pleine expan­sion. Le public appré­cie, les produc­teurs améri­cains sont au rendez-vous et les célé­bri­tés françaises invi­tées parmi lesquelles Marc Lavoine, Aure Atika et Pascal Elbé font leur shop­ping de Noël entre deux séances de ques­tions-réponses en public. Choc des cultures.

“C’est la première fois que nous invi­tons un jour­na­liste mais c’est vrai que nous avons besoin d’un coup de pouce média­tique” nous ont lancé Carina de Naurois et Cathe­rine Laleuf, les co-prési­dentes du festi­val de cinéma “In French with english subtitles” orga­nisé à New York du 20 au 24 novembre. Le but de la mani­fes­ta­tion ? Relayer quelques films trico­lores triés sur le volet pour les proje­ter à l’Al­liance française en présence des acteurs ou réali­sa­teurs. De quoi atti­rer des spec­ta­teurs améri­cains et rappe­ler aux expa­triés fran­co­phones ou fran­co­philes qu’il existe une vie en dehors des taxis jaunes, des sirènes de pompiers hurlantes et de la course au dollar quoti­dienne.

Tandis que, avant de prendre l’avion, nous patien­tons dans le lounge Air France de l’aé­ro­port Charles de Gaulle, Marc Lavoine et Pascal Elbé -parrain du festi­val depuis bien­tôt six ans- passent devant nos yeux. Le premier en manteau de dandy, le second en doudoune. La météo annonce des écarts de tempé­ra­ture impor­tants. Terminé le climat tempéré. Le samedi, il fera zéro degré et le lundi 20 degrés. Dans la valise, les tee shirts côtoient les Damart. On profite de cet espace-temps “Lost in trans­la­tion” pour deman­der à Marc Lavoine et Aure Atika, égale­ment de l’aven­ture pour défendre le film “Papa was not a Rolling Stone”, de Sylvie Ohayon, leurs réfé­rences ciné­ma­to­gra­phiques améri­caines. Aure cite le très pointu Douglas Sirk et Marc, Char­lie Chaplin. On s’étonne que leurs modèles ne soient pas plus contem­po­rains. Ils balayent la ques­tion par un lapi­daire “Ca change de Scor­sese”.

Les dessous du Festi­val « In French with English Subtitles » avec Marc Lavoine et Aure Atika

photo: robe de soirée noire

Pendant le vol, tandis qu’on en profite pour regar­derLucy de Luc Besson, qu’on n’avait pas vu, les “talents” du festi­val –on apprend à cette occa­sion que le mot “people” est passé de mode dans le milieu du show­biz – s’en­dorment, bercés par les ronrons des réac­teurs de la classe busi­ness. Aux trois acteurs pré-cités, se sont ajou­tés Anne Le Ny, actrice et réali­sa­trice qui présente son film On a failli être amies et le réali­sa­teur Frédé­ric Schoen­doerf­fer venu présen­ter son thril­ler 96 heures.Sylvie Testud devait être du voyage mais son méde­cin le lui a inter­dit. Une otite. Dommage pour ses fans.

Dans le taxi qui nous mène à l’hô­tel, les orga­ni­sa­teurs évoquent Nico­las Bedos, invité de l’an­née précé­dente. A son retour, le trublion avait quali­fié le festi­val de “franco-fauché” dans la chro­nique hebdo­ma­daire qu’il tient pour le maga­zine Elle. A l’Al­liance française, cela avait heurté les suscep­ti­bi­li­tés. L’argent du festi­val provient de géné­reux dona­teurs, ceux-là même qui assis­te­ront au cock­tail de céré­mo­nie d’ou­ver­ture et voudront serrer les mains des “talents” présents. Et le poten­tiel écono­mique de la mani­fes­ta­tion n’échappe à personne. Si la plupart des films proje­tés ne sont pas distri­buables tels quels car trop étique­tés fren­chy, des produc­teurs sont appe­lés à se pencher sur le poten­tiel d’adap­ta­tion des longs-métrages avec des stars améri­caines en produit d’ap­pel. Les exemples en la matière ne manquent pas, de True Lies, remake très réussi de La Totale, à LOL.

La céré­mo­nie d’ou­ver­ture se déroule avec la projec­tion deOn a failli êtres amies. La réali­sa­trice Anne Le Ny, fille d’un ensei­gnant et d’une cher­cheuse au CNRS, compagne d’un ancien jour­na­liste du Monde, joue les intel­los bonnes élèves en assu­rant brillam­ment et dans un anglais plus qu’ho­no­rable la séquence de ques­tions-réponses. Néan­moins, la salle est perplexe. Le film ressemble à une comé­die roman­tique, sent la comé­die roman­tique, respire la comé­die roman­tique sans pour autant en être une selon son auteure qui insiste pour y voir une réflexion sur le monde du travail. En coulisse, Aure Atika, en robe Victo­ria Beck­ham, salue le travail de la réali­sa­trice et scéna­riste. Elle s’ar­ran­gera pour lui parler longue­ment par la suite. C’est une règle des festi­vals : les acteurs se rapprochent au plus près des réali­sa­teurs qu’ils appré­cient. Cette forme d’obs­ti­na­tion, entre autres, leur permet d’ob­te­nir des rôles.

Lors du cock­tail post-projec­tion, nous recueillons les impres­sions. Le film, très dialo­gué, matiné de réflexions d’in­tel­lec­tuel de gauche, a sacré­ment changé les spec­ta­teurs présents des block­bus­ters à l’amé­ri­caine. Près de nous, un new-yorkais de souche résume, pince sans rire, ce qu’il vient de voir: Lots of talk, no budget. Il vaut mieux que la réali­sa­trice n’en­tende pas ça d’au­tant que l’am­biance est au top, les restau­rants et marques françaises instal­lées à New York, venus dispo­ser leurs stand pour des dégus­ta­tions, de L’ate­lier du choco­lat au restau­rant Félix en passant par les canne­lés de chez XXfont un tabac. Un invité confie cepen­dant: “Les acteurs français présents sont moins dispo­nibles que l’an passé. En 2013, on a adoré Nico­las Bedos, il est allé parler à tout le monde, il était ultra­sym­pa­thique”. Le retour­ne­ment de situa­tion est total, Nico­las Bedos est donc réha­bi­lité à jamais dans le coeur des orga­ni­sa­teurs qui confient que certains des “talents” invi­tés sont un peu distants en effet. “Ils disent que c’est parce qu’ils sont jetla­gués mais ils viennent de deman­der l’adresse d’une boîte de nuit pour ce soir quand même” note une personne du staff, surprise. Bien­tôt, le nom du night­clubProvo­ca­teur, situé dans le West Village, circule dans les rang des VIP. On prend note.

Le lende­main, le vent souffle et la fatigue due au jetlag n’aide pas à se réchauf­fer. Dans la jour­née, Marc Lavoine, qui a froid, part s’ache­ter un bonnet Uniqlo. Il a prévu d’al­ler voir la comé­die musi­cale irlan­daise qui a reçu 12 nomi­na­tions aux Tony Awards, et le prix de la meilleure comé­die musi­cale en 2012, Once, au théâtre Bernard B. Jacobs avec Pascal Elbé. Ce dernier devait assis­ter à un match des New York Red Bulls avec le foot­bal­leur Thierry Henry mais le stade était trop loin de l’hô­tel. Il renonce. Pascal Elbé est un habi­tué de New York, tout comme Marc qui s’y rend souvent avec sa femme, la déco­ra­trice Sarah Lavoine. Elle avait il y a peu encore, un corner chez Barney’s et des clients dans la ville. On en profite pour s’enqué­rir des bonnes adresses. Pascal s’ar­rête toujours dans un restau­rant japo­nais casher sur Time Square et s’ap­prête à rendre visite a un de ses amis qui a ouvert Le Baga­telle. Marc, lui, recom­mande les restau­rants Baltha­zar au 80 Spring Street,Mezza­luna sur Third Avenue et 75e rue, et Fat Radish sur Orchard Street. On rouvre son carnet pour noter à nouveau.

Le lende­main soir, c’est 96 heures qui est projeté. La critique du Holly­wood Repor­ter, Rebecca Leffler aime. Elle note que «les critiques français ont la dent spécia­le­ment dure». Le très philo­sophe et sympa­thique réali­sa­teur Frédé­ric Schoen­doerf­fer ne s’of­fusque pas de ne pas avoir rencon­tré son public en France. D’abord, il a trouvé des ache­teurs étran­gers pour son thril­ler qui s’avè­rera donc quand même rentable in fine, ensuite il vient de termi­ner le tour­nage de son nouveau projet, Le convoi, qui sortira en septembre 2015, l’his­toire d’un passeur de drogue (un « go fast ») avec Benoît Magi­mel et Reem Kherici dans les rôles prin­ci­paux. «Il y a toujours un blues après un tour­nage et donc je suis content d’avoir absorbé ce choc émotion­nel en venant ici à New York, avant de m’en­fer­mer pour dix sept semaines de montage». Un spec­ta­teur améri­cain qu’on inter­roge au débotté sur le phéno­mène Lucy ne se laisse pas impres­sion­ner par les 126 millions de recettes encais­sés aux Etats-Unis : “Oui, c’est vrai qu’il est arrivé premier une semaine au box office ici. Mais l’été a été vrai­ment mauvais pour l’en­semble des films qui sont sortis. Lucy n’a pas été un raz de marée, loin de là”.

Pascal Elbé, qui prépare en ce moment son second long-métrage en tant que réali­sa­teur, compare ciné­mas améri­cain et français. “Les Améri­cains ont davan­tage de chance que les Français parce qu’ils sont moins sujets aux erreurs de casting, aux miscas­tings. Ici, les bons acteurs bankables sont si nombreux qu’ils ont le choix. En France par exemple, les acteurs connus ne passent plus de castings. Aux Etats-Unis, quelle que soit sa noto­riété, on fait des essais. Nicole Kidman en a encore passé récem­ment, par exemple. Nous, on pioche dans une liste de dix têtes d’af­fiche qui nous permet­tront d’être suivis par des produc­teurs et on prie pour que la star rete­nue cadre avec le rôle qu’on lui offre”. Réflexion inté­res­sante sur lequel nous le lais­sons aller se coucher. A moins qu’il n’aille danser au Provo­ca­teur. Au feeling, on table sur la deuxième hypo­thèse.

Le lende­main et dernier soir du festi­val, Marc Lavoine défend brillam­ment devant le public améri­cain le filmPapa was a Rolling Stone, réalisé par Syvie Ohayon, dans lequel il inter­prète le beau-père violent d’une jeune fille de banlieue qui s’en sort par les études. “Parfois, explique -t-il, il y a des films comme celui-ci qui ne marchent pas mais dont on est fier. Alors on l’ac­com­pagne autant qu’on le peut auprès du public pour essayer de lui donner un second souffle. Je viens moi-même de la banlieue et je suis touchée par le message qu’il véhi­cule. Le cinéma est une tenta­tive d’al­ler à la rencontre d’un public. Parfois il y échoue. Ça ne veut pas dire qu’il est mauvais”. A ses côtés, Aure Atika approuve. Elle inter­prète la mère défaillante du film. On regrette l’ab­sence de Sylvie Ohayon dont c’est le récit auto­bio­gra­phique. De toute façon, le verdict tombe. Fina­le­ment, le Grand Prix du festi­val est remis à Qu’est ce qu’on a fait au Bon Dieu, oppor­tu­né­ment traduit par la locu­tion “Serial (bad) weddings” qui fleure bon la comé­die améri­caine. Le public, confronté à l’heu­reux melting pot local, s’est retrouvé dans cette fresque colo­rée sur l’abo­li­tion des fron­tières commu­nau­ta­ristes. Il y a peu, il était d’ailleurs ques­tion du rachat des droits sur le scéna­rio mais la polé­mique a enflé autour du trai­te­ment du sujet. Certains ont trouvé le propos raciste.

En prenant un bloody mary à l’aé­ro­port, Frédé­ric Schoen­doerf­fer résume l’aven­ture avec un sourire “Cette esca­pade m’a acces­soi­re­ment permis de faire un stop chez Apple pour ache­ter un ordi­na­teur.» Le fait est qu’on a reconnu les Français, pendant tout le séjour, à ce détail qu’ils n’en étaient encore qu’à l’iP­hone 4. Quand les Améri­cains, eux, surfaient sur des Iphone 6 plus grands comme des tablettes et mani­pu­lables à deux mains.Mais, et c’est notre ques­tion de fond après cette immer­sion au sein d’un petit festi­val gaulois en pleine immen­sité améri­caine : est-ce la taille qui compte? Artis­tique­ment, pas sûr. En 2011, qui aurait misé sur The Artist aux Oscars? Pas même l’Al­liance Française de New York.

voir aussi: Jadorerobe robe de soirée pour mariage
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