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Etudiant en droit, je me suis retrouvé aide-soignant du jour au lendemain

 Pierre cherchait un job d’été et a postulé pour être brancardier ; sans aucune formation, il a fini aide-soignant en gériatrie, dans un hôpital public. Au milieu de malades souvent impotents et de soignants déprimés.

Comme beaucoup d’étudiants, j’ai cherché un job d’été à la fin de ma première année de fac. De longues recherches dans de multiples domaines et une inscription dans une agence d’intérim n’ayant pas abouti, je me suis résigné à marcher dans les pas de mon frère aîné en postulant pour un emploi de brancardier dans les hôpitaux de Paris.

Un mois après avoir posté ma candidature aux différents hôpitaux de l’assistance publique, une employée de l’administration d’un hôpital de la banlieue parisienne me rappelle.

Elle me demande si je suis prêt à travailler dans un service de gériatrie de nuit, sans plus de précision. Ayant besoin de cet emploi, j’accepte, dans l’idée que brancarder des personnes âgées n’est pas si terrible, d’autant que mon contrat ne durera qu’un mois.

Commencent alors de longs et fastidieux échanges avec l’administration de cet hôpital.

Travailler dans un service hospitalier nécessite des conditions de vaccination particulières, conditions que je ne remplissais absolument pas lorsque j’ai accepté l’emploi. Arriver à joindre la médecine du travail de l’hôpital étant presque impossible, c’est mon frère qui m’a renseigné sur les différents vaccins nécessaires.

Naïf, je crois que je vais nettoyer le sol


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Après moult péripéties, j’obtiens un rendez-vous pour mon contrôle médical. On m’y apprend que j’aurais dû recevoir une convocation. Le médecin constate que les vaccins sont faits, et m’autorise donc à travailler.

Des doutes surgissent dès le mois de juillet. Ma mère, qui a été infirmière, me fait observer qu’il est curieux de recruter des brancardiers en gériatrie la nuit.

Je me souviens alors que lors de ma première conversation avec l’employée de l’administration, elle n’a jamais mentionné un emploi de brancardier, seulement un travail de nuit dans un service de gériatrie.

Je m’imagine en train de nettoyer le sol ou d’accomplir d’autres activités d’entretien nécessaires au fonctionnement d’un hôpital la nuit. Naïf, je n’imagine pas un seul instant que le système hospitalier français permette à un jeune sans aucune formation d’aller au contact des malades et de participer directement aux soins.

Mais lors de la journée d’accueil des remplacements de congés annuels (RCA), j’apprends que je suis effectivement affecté dans un service de soins. J’y rencontre un autre RCA qui lui est affecté aux cuisines. On passe la matinée d’intégration ensemble, ce qui consiste à écouter les consignes d’évacuation d’incendies, celles pour le nettoyage des mains et l’hygiène dans les services. Malgré tout, je m’accroche toujours à l’idée que si je remplaçais un aide-soignant, on m’aurait au moins formé aux démarches de toilettes basiques.

La réalité : je remplace une aide-soignante

Lors de mon premier jour, je me présente donc à 20h30 dans le service ou ma nuit commencera à 20h45. L’accueil des aides-soignantes, très souriantes, est rassurant mais la réalité est bien là : je remplace une aide-soignante. La nuit, les aides-soignants travaillent normalement en binôme sous la responsabilité d’une infirmière. A 20h45, mon binôme est arrivé. C’est une femme entre deux âges, énergique et très disponible.

Elle commence immédiatement son activité en appliquant des routines dont elle me croit informé. Me voyant les bras ballants, elle m’indique où trouver une tenue. Je vais me changer rapidement, et à mon retour, je lui demande comment aider. Elle me répond de préparer le chariot. Je lui explique que je n’ai aucune idée de ce que je fais ici ni de ce que « préparer le chariot » peut bien vouloir dire. Je la vois se décomposer. Elle dit, plus pour elle que pour moi : « Encore un qu’il faut former et qui va partir juste après. »

Elle me montre alors une feuille de suivi ou le nom de chaque patient apparaît, avec la taille des protections (comprenez : couches) correspondantes. Elle me montre comment remplir le chariot de protections de différentes tailles, de draps propres, de produits nettoyants, de serviettes et de gants. Elle m’explique ensuite la configuration du service.

Il est divisé en deux couloirs, un petit et un grand, avec des chambres individuelles et des chambres à deux lits. En moyenne, chaque service compte un peu moins de 30 patients, parfois un peu plus, selon les entrées, les sorties ou les décès.

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